Une fois avoir quitté Sihanoukville, on embarque sur notre speed boat dans lequel on pouvait apercevoir un bon nombre de petites îles. Une heure plus tard on arrive sur Koh Rong : des palmiers sur la plage, une eau encore plus translucide, un sable encore plus blanc et derrière une immense montagne de végétation tropicale. Sur cette partie de l’île se trouvait les hôtels et restaurants. Ils ne dévisageaient pas du tout le paysage, bien au contraire ils se fondaient dans la masse. Les constructions étaient faites de bois et de bambou, parfois sur pilotis, assez jolies et dans un style très «baba cool» propre à l’ambiance de Koh Rong. On décide de réserver une nuit dans un hôtel sur pilotis pour cinq dollars par personnes.

L’italien rencontré la veille, que l’on raconte dans l’article précédent sur la ville de Sihanoukville, nous avait conseillé de traverser l’île à pied pour arriver de l’autre côté et accéder aux plus belles plages. On prend juste le temps de manger et on repart pour une heure de marche sur des chemins assez pentus d’un côté comme de l’autre. Au bout d’une heure on arrive vers la plage. Et là, grosse déception : des énormes tracteurs et tractopelles détruisent tous les arbres et retournent tout le sable qui fait apparaître de la boue. On continue de descendre le chemin pour s’éloigner de ce carnage. L’italien qui nous avait conseillé d’aller sur ce côté de l’île ne devait pas avoir vu les travaux qui étaient tout récents.

Un peu plus loin on aperçoit déjà la beauté de cette île paradisiaque. C’était un paysage de carte postale, les photos qu’on ne voit que dans les magazines de vacances et qui nous font rêver. On y était. Jamais on ne s’était baignés dans une eau aussi chaude, presque aussi chaude que la température extérieure de trente cinq degrés. Un sable qui couinait quand on marchait dessus, qui était aussi fin et doux que du talc. Le plus incroyable était le nombre de personne sur ce côté de l’île : sur au moins dix kilomètres de plage on ne devait être qu’une vingtaine. Les touristes ne restaient que de l’autre côté de Koh Rong, celui ou il y a plus d’animation. Sur ce côté, à perte de vue il n’y avait absolument rien du tout, c’était très sauvage. Mi à part les constructions et les tractopelles au début de la plage…

Cette après-midi là on est restés plus de quatre heures dans l’eau tellement elle était bonne. On sortait uniquement pour se tartiner de crème solaire et s’hydrater.

Plus tard on a appris que les constructions étaient prévues pour un énorme ressort ultra luxueux prévoyant des bungalows d’environ cinquante mètres carrés avec leur accès privé sur la plage.  On avait compris que bientôt, cette plage ne sera plus accessible aussi facilement. Uniquement une mince partie des touristes pourra s’y rendre. Les plus aisés, ceux qui auront les moyens de se payer de tels bungalows. Évidement le résultat allait être incroyable : des bungalows privés sur des plages paradisiaques qui font rêver avec une eau à trente degrés. Mais à quel prix ? Comment vont vieillir ces constructions ? Quel impact il y aura sur l’environnement et l’écosystème ? On apercevait déjà des déchets flottant dans l’eau alors qu’est ce que ça allait devenir dans dix ans…

En fin d’après-midi on s’offre un second magnifique couché de soleil, seuls sur la plage. Comme la nuit allait tomber on est reparti de l’autre côté de l’île pour quelques dollars sur un petit bateau à moteur conduit par un jeune cambodgien.

Après une bonne douche, on ressort dîner des grillades les pieds dans le sable. Ensuite, on s’était trouvé un petit bar pour se boire un dernier verre et se remémorer notre voyage au Cambodge.

Le lendemain matin, avant d’aller prendre un petit déjeuner on réserve notre ticket de retour en bateau mais aussi notre bus de nuit pour Ho Chi Minh car notre vol de départ était prévu pour le lendemain donc le jeudi 17 décembre au soir. Après le petit déjeuner les pieds dans le sable, on profite de notre journée dans l’eau. Vers 17h on repart de Koh Rong en speed boat.

On arrive dans le centre ville de Sihanoukville environ deux heures après et on monte dans notre premier bus couchette en direction de Phnom Penh pour ensuite en prendre un second et arriver à Ho Chi Minh tôt le matin. Après presque douze heures de bus, on arrive exténués dans la capitale économique du Vietnam. Comme notre avion n’était prévu qu’en début de soirée on décide de passer la journée au bord d’une piscine publique. En fin d’après-midi des amis à nous, faisant la même année universitaire que nous mais à Ho Chi Minh, nous rejoignent pour aller boire un verre et manger un bout avant de repartir pour l’aéroport et de s’envoler pour Hanoï.

Le vol ne durera qu’un peu plus d’une heure. Encore habillés en short et t-shirt on arrive à Hanoï dans le froid hivernal. Il faisait une dizaine de degrés seulement, il fallait donc se réhabituer aux températures hivernales de la capitale avant de pourvoir repartir au sud du Vietnam sur l’île de Phu Quoc pour y passer les fêtes de fin d’années.

Pour retrouver notre voyage sur l’île de Phu Quoc c’est par ici

Share: