Après avoir traversé le Cambodge depuis la région de Mondolkiri au Nord-est, nous voilà arrivés aux plages de Sihanoukville, la célèbre ville balnéaire du sud du Cambodge.

En fin de journée vers vingt heures, le bus nous dépose en plein centre ville. A première vue, cette ville semble très touristique. On en fait les frais dès notre descente du bus : une horde de cambodgiens en tuk-tuk se jette sur nous. On ne connait absolument rien de cette ville donc on tente notre chance avec l’un d’entre eux qui nous propose de nous emmener dans un hôtel à cent mètres de la plage pour quatre dollars par nuit et par personne. Conquis et fatigués du bus on se laisse conduire à notre hôtel.

Après avoir déposé nos sacs on décide d’aller manger sur le bord de mer. C’est incroyable comme cela nous change de paysage : on passe de la forêt verdoyante et calme aux plages animées et à l’odeur iodée de la mer. Sur la plage, tous les restaurants et bars de bord de mer s’étalent le long des plages avec leurs tables, chaises et canapés. On s’assoit dans des gros poufs et on décide de se commander un riz au poulet et au curry jaune. Pendant se temps on a eu droit à un spectacle pyrotechnique avec des cracheurs de feu cambodgiens. Sur les plages les habitants locaux on cernés le potentiel des touristes et vendent toute sorte de choses : des beignets fris aux fruits frais en passant par des mini-fusées pour un petit feu d’artifice au dessus de la plage. Après cette agréable soirée en bord de mer on part se coucher profiter de notre journée de baignade.

Le lendemain matin à sept heures on est déjà debout et sans réveil. On a prit le rythme de nos vacances avec les réveils matinaux. Après avoir prit un énorme petit-déjeuner pour quatre dollars on décide de prendre un tuk-tuk pour nous emmener vers les plages qu’on avait repéré la veille sur internet. Evidement, ville très touristique rime avec prix plus élevés. Surtout pour nous qui vivons au Vietnam et qui venons de traverser le Cambodge et ses provinces très pauvres. Le cambodgien au tuk-tuk estime que notre trajet coûte huit dollars. Impossible pour nous, on essaie de négocier avec lui en vain. On continu à pied jusqu’à rencontrer un autre tuk-tuk qui cette fois-ci nous propose de nous y emmener pour cinq dollars alors on accepte pour quatre.

Arrivés sur les plages, première surprise et désillusion : tous les restaurants et les transats des plages privés se sont littéralement emparés de la plage. On continue à pied jusqu’à trouver un endroit plus sauvage. Néanmoins le sable était fin, l’eau était chaude et bleu turquoise c’était donc assez pour nous rendre heureux. Un peu plus tard après avoir trouvé un petit morceau de plage sans transats on rencontre un italien d’une cinquantaine d’années qui nous dit bien connaître la ville qu’il adore. Il nous explique qu’il existe une île appelée Kho Rong à environ une heure en speed boat. Question de temps et de budget on hésitait à y aller mais l’italien nous a assuré de la beauté de l’île. Convaincu, on a été réserver nos billets pour un départ le lendemain matin et pour environ dix dollars.

L’italien nous propose de déguster des grillades de poisson frais dans un des restaurants du bord de mer qu’il connaissait parfaitement. C’était un pur délice ! Et ça faisait tellement longtemps qu’on n’avait pas pu manger du poisson, même au Vietnam. Dans la journée on s’est même pris des langoustes et des sèches grillées avec un zeste de citron et de poivre que les femmes cambodgiennes locales vendaient le long des plages.

On aura passé l’après-midi à se baigner et à profiter du magnifique paysage. On a même eu droit à un couché exceptionnel. A l’horizon, à la limite de la démarcation entre la mer et le ciel, le soleil n’était plus qu’une énorme boule de feu rouge qui laissait place à un dégradé de  couleurs incroyables.

Le lendemain matin, on était excités d’aller sur cette fameuse île. Un bus est passé nous prendre à l’hôtel pour nous emmener à l’embarcadère qui se situe de l’autre côté de la ville.

Pour la suite de notre voyage et notre arrivée sur l’île de Kho Rong, c’est ici

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